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Du marketing abusif au lobbys il n'y a qu'un pas

Du marketing abusif au lobbys il n'y a qu'un pas

C’est vrai que je ne mâche pas toujours mes mots. cet article pourrait se résumer ainsi : Les labels, plus on en affiche plus c'est louche !

Le marketing abusif et lobbyiste : labels, mentions, Fondations, dons aux associations, « partenariats », méfiez-vous des apparences.

Pourtant selon le site du label cosmétique naturelle Natrue, vous êtes (en 2014) 60 % à faire confiance à un label sur vos produits cosmétiques. 49 % d’entre vous attendent de voir au moins 2 labels pour être rassurés !

" Vraiment ?" 

A la Maison Sidonie Champagne on fabrique nos cosmétiques. Nous élaborons nos recettes à partir d’ingrédients naturels et bio en grande majorité d’origine agricole. Nous favorisons la proximité et le local. Nous excluons tout ce qui est superficiel et les ingrédients d’origine naturelle (par opposition avec les ingrédients naturels). Nous sommes authentiques, loyaux et honnêtes dans notre démarche et dans nos manière de concevoir, fabriquer et de commercialiser nos produits.

Et vous voudriez que j’ai 2 labels en plus ? Vous pouvez vous rassurer avec la mention Nature et Progrès qui est de loin la plus exigente. j'en ai bien un second qui m'a été attribué mais je ne peux pas le dire parce que je ne veux pas payer.
 
Généralement, les labels et les mentions sont associés à la qualité et ont tendance à vous rassurer. Mais que se cache-t-il derrière ? Les intentions des marques sont-elles toujours louables ? Ils jouent Sur vos peurs de consommateurs, réelles ou imaginaires. A vous rassurer sur différents points qui touchent votre sensibilité.
 

Que penser des logos « non-testé sur les animaux » et « Cruelty Free », ceux qui prônent le bien-être animal…

Tout d'abord rappelons le règlement Européen en cosmétiqueconsultable en ligne  Il régit les mentions et les informations devant figurer sur les étiquettes des produits cosmétiques. L’article 18 de ce règlement notifie clairement l’interdiction de procéder à des tests de produits cosmétiques, vendus en Europe, sur les animaux.

Le gouvernement lui-même invite les consommateurs à faire preuve de vigilance et à ne pas faire confiance à cette mention. En outre, ces allégations sont tout bonnement des techniques de marketing. Elles ont pour but de vous faire supposer que d’autres feraient d’éventuels tests sur les animaux ! Or, nous le rappelons, c’est IN-TER-DIT sur le marché européen et donc PERSONNE ne le fait. Impossible pour une entreprise française, ou européenne, de sortir du cadre légal tant les contrôles sont nombreux et réguliers.

Une mention marketing abusive et pécuniaire

Les marques souhaitant ajouter le logo « Cruelty Free » sur les emballages de leurs cosmétiques n’ont que peu de démarches à effectuer pour y prétendre. Tout d’abord, l’acceptation de quelques contrôles garantissant qu’aucun ingrédient ni produit fini n’a été testé sur les animaux, ce qui est, de facto, le cas en UE nous venons de le voir. Dans un second temps, faire un virement à la marque, pour acheter les droits d’usage du logo. Il arrive, rarement, qu’ils demandent la formulation des produits. Ils ne se déplacent pas. Ils ne viennent pas sur le terrain observer les procédés, et ne constatent rien par eux-mêmes. Tu payes, tu exploites le logo et c’est tout !

La maison Sidonie Champagne et les tests sur animaux

Pour en finir avec ce sujet, on m'interroge de temps en temps sur ce thème. D’abord, je suis amie des animaux et les supporte très bien pour en avoir à la maison : chiens, chats, poules, des carpes dans un bassin aussi ! Même les petites bêtes sauvages qui nous entourent me sont amies. Jamais à la maison nous ne mettons le pied sur une araignée ou sur toute autre petite bête étrange qui déambule sous notre nez, elle déambule donc. Nous soignons les petits oiseaux en hiver… L’été dernier, j’ai délivré une superbe couleuvre Esculape qui s’était enchevêtrée dans un filet à fraisiers, sans pitié aucune pour le filet ! Alors pourquoi voulez-vous que je mette du savon dans les yeux d’un lapin pour voir si ça le pique ? Et oui ça le piquera de toute façon puisque c’est ainsi, inutile d’en faire la démonstration.

Nous n’acceptons pas de payer pour l’utilisation d’un logo ou d’une mention qui met en exergue une distinction, qui en réalité n’en est pas une. Encore une fois, il s’agit purement et simplement de la règle, et non d’une exception. Il est inutile de prouver ou de démontrer les effets des ingrédients car, pour l’essentiel ils ont déjà été scientifiquement documentés par des toxicologues.

L’usage abusif du marketing dans la cosmétologie bio et naturelle des grandes marques est en totale opposition avec nos convictions. Nous cherchons la pureté, la simplicité, le minimalisme, l’éthique, le déontologique. Malheureusement, ce type de labels enferme les consommateurs dans un stress. Le stress vous rend plus docile pour bien consommer. Il peut vous rendre captif à une marque car l’image qu’on dégage est souvent plus importante que ce que l’on est vraiment en commerce. Il vous met dans des cases, vous range dans un groupe qui vous rassure.

1% pour la planète : + 10 % pour les marques. Comment faire croire qu’on aime les arbres quand on participe à l’arrachage des forêts primaires ? 

Le principe et l’objectif de ce mouvement mondial est louable sur le fond : les entreprises et les marques qui y adhérent s’engagent à donner 1% de leur C.A. auprès d’associations ayant pour but de préserver notre environnement.

Plutôt noble comme cause. Méfiez-vous des apparences. Certaines grandes marques y contribuent pour se donner bonne conscience car, dans les faits, ils sont à l’opposé d’un engagement philanthrope.

Les dons intéressés de certains partenaires

Ce qui est déloyal dans ce marchandage c’est que certains noms de la cosmétique se réfugient derrière cette fondation pour tout se permettre. Ils utilisent, par exemple, dans la composition de leurs recettes, des tensio-actifs à base d’huile de palme cachée.  

Cette vidéo de moins d’une minute vous montre une application possible de l’huile de palme cachée. En parallèle, ils reversent leur 1%. En somme, ils compensent financièrement leurs actions peu élogieuses qui ont pour conséquence la déforestation

Côté face, ils investissent financièrement dans la protection de la planète et satisfont votre soif de justice et de bons sentiments. Côté pile, ils n’ont que faire des ingrédients utilisés, pourvu que ça mousse comme on dit (l’expression n’est peut-être pas due au hasard !). En investissant 1 % de leur C.A dans la protection de la planète (en se défiscalisant au passage. Il est donc difficle de quantifier exactement le bénéfice pour la société, il n’est pas si évident. Ils s’achètent l’image d’une entreprise modèle, altruiste et exemplaire… 

« perso je trouve que 1 % pour la planète c’est trop peu, je suis a 100 % avec elle ! »

La cosmétologie n’est pas le seul secteur à procéder de la sorte, car le secteur de l’alimentaire, lui aussi, use et abuse de l’huile de palme dans la composition de ses produits.

Notre position à ce sujet

Nous admettons volontiers que tous ceux qui contribuent au 1% pour la planète ne sont pas à mettre dans le même forêt heureusement. Cependant, nous souhaitons vous informer de pratique ambiguës. Conservez toujours votre esprit critique pour observer et comprendre les intentions et les objectifs derrière les façades bien propres. Il s’agit de stratégie marketing, le but est de vous faire consommer. C’est honorifique pour une marque de communiquer sur le fait qu’elle reverse une part de son chiffre d’affaire (même si ces 1 % sont les vôtres à l'origine).

Peut-être seriez-vous mieux inspiré en les versant par vous-même aux associations de votre choix ? Plus locales ? à taille humaine ? moins marketing ou bling bling ?

Les fondations caritatives qui se donnent pour mission d’accélérer la transition vers l’économie circulaire

La promotion de l’économie circulaire

Ces fondations et/ou associations ont pour vocation la mise en place d’une économie circulaire. Cette économie circulaire est orientée vers la création de modèles de production et de consommation différents, moins polluants, moins énergivores, meilleurs pour notre planète. Elle devient une priorité dans les programmes des dirigeants d’entreprises et des gouvernements, au niveau mondial.

Ainsi, ces fondations labellisent de grandes entreprises, qui, pour beaucoup d’entre-elles, se classent parmi les plus gros pollueurs mondiaux, et promeuvent certains grands groupes industriels et leur développement à l’infini.

incompatibilité entre lobbyiste et protection de notre écosystème

Là encore, c’est une histoire de marketing et de pouvoir. Des marques telles que Danone, Ikea, SC Johnson, ou encore Unilever, s’associent à une fondation investie dans l’écologie industrielle.  Ce sont des lobbyistes, ils se revendiquent toujours de votre propre intérêt et de celui de la planète. Leur audience auprès des autorités publiques n'est plus à démontrer et la France se laisse toujours bercer par ces réseaux influents (Rappelons que la France se classe au 23e rang mondial des pays corrompus, derrière l’Uruguay et les Emirats Arabes Unis, juste devant les États Unis). Pour vous bercer, amis consommateurs, ils ont trouvé le stratagème de se réfugier derrière de telles fondations parce qu'elles parlent à leur place. Attention donc aux fondation finacées par les fonds privés !

Prenons l’exemple des déchets ultimes et des autres, les recyclables...

Pour eux aussi ils exite des fondations. N’oublions pas, qu’à la base, ce sont les industriels qui les créent et qui polluent ainsi notre air et nos eaux. Ce sont eux qui mettent des emballages partout, eux qui créent et utilisent le plastique qui termine dans les estomacs des tortues, des poissons, des oiseaux et des humains. Ce sont eux, encore, qui déversent leurs déchets pollués dans les rivières. 

Alors pourquoi faire confiance à ceux qui sont le problème pour trouver des solutions ?

Même en mettant le faux nez d’une fondation, d’une ONG. Ce sont pourtant ces industriels qui soufflent à l’oreille les solutions les moins pires pour eux. Ces solutions sont appliquées avec la complicité des pouvoirs publics, avec nos impôts.

Et c’est bien là le problème. Aujourd’hui, dans le modèle suggéré aux pouvoirs publics par les industriels, déguisées en fondations, en ONG, il réussissent à vous faire assumer le dommage collatéral. Puisque c’est à vous d’effectuer consciencieusement le tri, qu’on vous présente pour être LA solution idéale. C'est surtout LA solution imaginée par les industriels eux-mêmes en se déresponsabilisant et en se cachant derrière les ONG, les fondations.

Si le tri est mal réalisé selon les exigences territoriales, ce sont vos poubelles qui ne seront pas ramassées, c'est vous qu'on pénalise. C’est vous qui paierez des sanctions financières, pas les industriels

voila une vision des  labels, mentions, Fondations, dons aux associations, « partenariats » et autres distinctions "pochette surprise"

Dans cet article mon but est bien de vous alerter sur les le marketing abusif et lobbyiste : labels, mentions, Fondations, dons aux associations, « partenariats » et autres distinctions qui s’achètent, sans fondement social et sans cahier des charges strict et consultable. Sans contrôle et sans organisation.

Et il en existe d’autre.

Que dire des plateformes de vente en ligne (.com) qui sont les faux nez d’associations (.org). Ils se revendiquent de la protection des consommateurs ? D’une autre qui prétend détenir la vérité sur un sujet et qui en profite pour faire prospérer un business en surfant sur une mode ? De tel autre encore qui prône moins de consommation et la décroissance tout en proposant un catalogue d’articles inimaginables, de gadgets futiles ? 

Vous avez déjà expérimenté une de ces marketplace sans stock physique, qui vous livre 4 articles depuis 4 fournisseurs parfois distants de 10000 km les uns des autres ? Vous aimez ? Vous trouvez c'est que c'est soutenable ? En général ces plateformes enrobent leur discours dans de jolies formules ils se disent tous plus vertueux les uns que les autres, revendiquant même parfois le rôle d'acteurs de la consommation responsable, apaisée et respectueuse... En réalité ils ajoutent aux problèmes. Vérifiez bien avant de passer en caisse sur de tels sites, qu'il détiennent bien les articles en stock et que vous ne recevrez pas des colis éparpillés venant tous de fabricants basés très loin. Vérifiez donc que l'expédition se fera bien d'un seul et unique point de départ (si possible pas trop loin de chez vous).

Le seul commerce qui peut prétendre un bilan carbone acceptable, c'est celui qui stock ses produits et vous les expédie directement depuis sa plateforme logistique. Et si finalement le modèle le plus soutanable n'était pas le bon vieux commerce physique et de proximité ? Evitez quand même de parcourir 20 kilomètres pour une simple plaquette de beurre, même si pour une Vendéenne c'est indispensable et de première nécessité !

Que dire aussi pour finir de ma mention Nature et progrès dans tout ça ? C’est vrai que je suis attributaire de cette noble mention depuis 2014. L’association Nature et progrès, que je défends pour ses valeurs et qui me fait l’honneur de gratifier mon travail. Dans le futur, je réfléchis à un moyen personnel de récolter vos dons volontaires. Ils seraient récoltés pour de petites associations locales et environnementales sans en chercher de bénéfice supplémentaire, que le bonheur de donner.

Je vous invite à lire ici ce qui me motive dans la mention Nature et progrès.



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